Je marchais vers ailleurs
J’avais le cœur amer
Les yeux dans les vitrines
Je voulais voir la mer.
Le regard dans l’enfance
Je revivais de nos jeux
J’ai hurlé tes silences
J’ai voulu voir le bleu
Je n’ai vu que le vent
Qui souffle sur mes vides
Je n’ai vu que le temps
Qui fuit impunément
Je n’ai vu que nos heures
Qui meurent à chaque instant
Et j’ai crié ma peur
De vivre ce présent.
Dans la tête ce vieil air
Que nous avions chanté
Dont les mots nous disaient
Que jeunesse se passe
Et ta voix sur cet air
Résonnait dans mes pleurs
Titubant de douleur
J’ai couru vers la mer
Je n’ai vu que l’absence
Ce froid qui s’insinue
Je n’ai vu que le temps
Qui fuit impunément
Je n’ai vu que les rides
Qui se creusent à mon front
Je n’ai vu que le vide
Juste là sous ce pont.
Et j’ai su tes souffrances
Tout ce que tu n’as pas dit
J’ai compris tes errances
Et je me suis maudit
Perdu dans mes pourquoi
Mes mots dans un soupir
En cherchant ton sourire
J’ai craché vers la mer
Je n’y ai vu que mes ombres
et tous mes soleils noirs
éclataient leurs jours sombres
en brûlant ma mémoire
J’ai supplié les vents
De remplir tous mes vides
J’ai supplié le temps
Et la dame livide
Et les jours ont passé,
Et tu ne peux me dire
Si y a encore du vent
Dans les trames du temps
Ta douleur sans espoir,
Ton mal, tous tes remords,
Y a même plus de mots
Dans les bras de la mort
Je n’y vois que le vent
Qui souffle sur mes vides
Je n’y vois que le temps
Qui fuit impunément.
Je n’y vois que nos heures
Qui meurent à chaque instant
Et je hurle ma peur
De vivre ce présent.