Le-soleil-me-fait-de-l-ombre.mp3
1.
Nous on rêvait de grands voyages
Et nous inventions des ailleurs
Que nous peuplions de paysages
Pour brûler nos cœurs migrateurs.
Et les Alizés passaient légers
Soufflant à nos âmes avides
Leurs promesses d’éternité
Et tous les vents étaient nos guides
Mais le soleil me fait de l’ombre
La nostalgie de tous mes rêves
Me submerge, alors je sombre
Quand tous mes possibles s’achèvent.
Parfois j’entends le rire clair
De ceux qui sont déjà partis
Vers cet ailleurs dit de lumière
Et j’ai peur que les vents m’aient menti..
2.
Nous on appelait des futurs
Les mains tendues vers le soleil
Des utopies prises à l’azur
Pour que ce vieux monde s’éveille
Tous les espoirs brûlaient nos yeux
Nos guitares éclairaient la nuit
Lançant au ciel les phrases bleues
Qui tempêtaient dans nos esprits
Mais le soleil me fait de l’ombre
Mes révoltes crèvent d’ennui.
Le temps s’enfuit et les ténèbres
Croisent au large de nos vies.
Mais où sont mes amis envolés ?
Vers quel demain sont-ils partis ?
Mes larmes les ont tant cherchés
Je suis sûr que les vents m’ont menti..
3.
Et nous écrivions l’espérance
Sur des petits morceaux de vents
Les chansons belles de nos errances
Quelques victoires de l’instant
Parfois, nous regardions la mort
Hurlant de nos éternités
De ces vingt ans qui nous rendaient forts
Des insultes à l’absurdité
Et le soleil me fait de l’ombre
Où sont les guitares qui rêvent
Qu’elles déchirent les jours sombres
Et que leurs lumières m’éclairent.
Je vois toujours ton regard clair
Tu disais, ton amour de la vie
Tes mots d’espoir dans la lumière
Dis-moi que les vents n’ont pas menti !